Contexte et objectifs
L’auteur, frustré par les recommandations de YouTube, a exploité Opus 5.5 pour créer HackerTube, une plateforme qui ne s’appuie que sur les vidéos recommandées sur Hacker News entre 2007 et 2026. Le projet vise à offrir un fil de vidéos « qualité » sans algorithmes de recommandation grand public, en éliminant les comptes utilisateurs et en stockant l’état uniquement dans la session du navigateur.
Pipeline de collecte et de filtrage
Opus a d’abord téléchargé l’ensemble des commentaires de Hacker News. Le volume brut a été réduit à 40 000 commentaires contenant des liens YouTube grâce à un filtrage syntaxique (détection d’URL YouTube) et à l’élimination du spam. Ensuite, le modèle Sonnet a été exécuté dans un workflow pour classer les commentaires selon la pertinence du contenu recommandé, supprimant les entrées à faible valeur ajoutée. Le résultat final comprend 6 454 vidéos réparties sur 150 thématiques. Chaque vidéo est associée à une miniature générée à 50 % de la taille originale, ce qui réduit la bande passante tout en conservant la lisibilité.
Architecture du service et sécurisation
Le front‑end reproduit l’interface de YouTube avec HTML5, CSS et JavaScript, incluant des raccourcis clavier pour la navigation. Le back‑end, hébergé sur un VPS, expose une API REST minimaliste qui sert les métadonnées vidéo et les listes de recommandations. Aucun stockage persistant n’est utilisé ; les préférences de l’utilisateur sont conservées dans sessionStorage du navigateur, ce qui élimine le besoin de bases de données et réduit la surface d’attaque. La couche de sécurité comprend un certificat TLS, des en‑têtes HTTP strictes (Content‑Security‑Policy, X‑Frame‑Options) et la désactivation de services inutiles sur le serveur. L’optimisation du VPS repose sur la compression Gzip des réponses JSON et le cache côté client via les en‑têtes Cache‑Control.
Fonctionnalités, exportabilité et limites
HackerTube propose une page « ForYou » générée à la volée à partir du sous‑ensemble de vidéos déjà consultées dans la session. L’absence de comptes utilisateurs empêche la personnalisation à long terme, mais garantit la confidentialité. Le projet inclut un bouton d’export des données : un fichier JSON contenant l’ensemble des 6 454 entrées, permettant à quiconque de déployer une copie locale. La construction complète du site, du téléchargement des commentaires à la mise en ligne, dure environ deux heures sur un poste de travail standard. Les limites principales résident dans la dépendance à la qualité du filtrage initial ; les commentaires mal classés peuvent introduire des vidéos hors sujet. De plus, le modèle Sonnet, bien que performant, n’est pas transparent quant aux critères de pertinence, ce qui complique l’audit du processus de sélection.