Présentation

Oracle a lancé Fusion Claw, un runtime logiciel agentique destiné à ses applications Fusion. Le composant permet d’exécuter des processus métier prolongés, tels que la réconciliation d’écritures comptables ou la révision de plans de dotation, en mobilisant l’intelligence artificielle. Au moment de l’annonce, 25 nouvelles applications sont alimentées par Claw, portant le portefeuille à 75 Fusion Agentic Applications.

Architecture et fonctionnement

Fusion Claw associe des large language models (LLM) – actuellement les modèles de pointe de Google Gemini et d’OpenAI – à des modules logiciels classiques pour le calcul et le traitement transactionnel. L’IA intervient uniquement lors du raisonnement ou de la planification, tandis que les opérations sur de grands jeux de données sont réalisées hors du modèle, limitant ainsi le recours à des modèles coûteux. La version initiale ne permet pas aux clients de choisir leurs propres modèles à faible coût.

Gouvernance et limites

Pour encadrer l’autonomie des agents, Oracle propose une Enterprise Operating Envelope où l’on définit objectifs, permissions, seuils de risque et exigences d’approbation. Deux modes d’exécution sont possibles : révision humaine préalable ou exécution entièrement automatisée. Le runtime s’exécute dans un environnement isolé qui empêche le LLM de modifier directement les objets métier. À la fin de chaque tâche, un « Outcome Receipt » est généré, détaillant les politiques appliquées, les décisions prises et les transactions effectuées, offrant ainsi une traçabilité supérieure aux journaux d’audit classiques. Aucun indicateur chiffré de gain économique n’a été communiqué.

Applications et perspectives

Parmi les 25 applications, on trouve des outils d’investigation d’anomalies comptables, de planification de la main‑d’œuvre, de consolidation d’expéditions et d’optimisation de territoires de vente. L’intégration avec des systèmes tiers s’opère via des API, le Model Control Protocol et le protocole Agent2Agent. Fusion Claw est inclus sans frais supplémentaires dans le produit d’applications agentiques, mais les clients paient pour les « AI units » consommées lors de l’exécution des tâches. Oracle indique qu’il élargira le support à d’autres modèles, tout en anticipant une adoption progressive de l’automatisation complète à mesure que les organisations gagnent en confiance.