Contexte et position de l'auteur

Dans un article publié le 13 août 2026, Paul Bakker explique qu’il utilise quotidiennement des modèles d’IA tels que Claude, Codex/ChatGPT et Gemini pour le codage, la recherche et le traitement de données. Il précise toutefois qu’il exclut ces outils du processus de rédaction, estimant que l’écriture nécessite une phase de réflexion que l’IA ne peut remplacer.

Raisons avancées contre l'IA en rédaction

Le texte avance que la génération de documents à partir de points clés ou de consignes « bullet points » supprime l’étape de pensée profonde. Selon Bakker, le résultat « pretty good » masque l’absence d’analyse critique du problème à communiquer. Il souligne que l’IA excelle dans la production de texte mais échoue à créer de nouvelles idées, ce qui, à son sens, constitue le cœur de la valeur ajoutée humaine.

Il compare la productivité en écriture à celle du développement logiciel, rappelant que la quantité de lignes de code ou de pages n’est pas un indicateur de pertinence. L’auteur cite un exemple hypothétique : un document stratégique de 60 pages rempli de « fluff » contre un texte de 3 pages soigneusement pensé. L’implication est que la densité d’information et la clarté découlent d’une réflexion préalable, non d’une génération automatisée.

Utilisation sélective de l'IA dans le processus d'écriture

Bakker ne rejette pas totalement l’IA. Après avoir rédigé le texte initial, il utilise des prompts tels que « Read this doc, what questions would you have? » ou « What is the most important takeaway? ». Cette approche se rapproche d’une relecture assistée, où l’IA agit comme un interlocuteur capable de formuler des questions de clarification. L’auteur insiste sur le fait que l’utilisateur doit rester en mode réflexion pour répondre aux retours, plutôt que de déléguer la correction ou la réécriture complète à l’outil.

Il mentionne également que l’IA peut accélérer les phases préparatoires : tri de données, structuration d’informations et identification de motifs. Ces tâches, selon lui, libèrent du temps pour la pensée conceptuelle, mais ne remplacent pas le travail d’écriture proprement dit.

Limites de l'argumentation et perspectives

L’article ne fournit pas de mesures quantitatives (temps économisé, taux d’erreur, impact sur la qualité perçue) et repose sur des observations anecdotiques. L’absence de données empiriques empêche de valider scientifiquement la corrélation entre l’usage de l’IA et la profondeur de réflexion. Des études en psychologie cognitive montrent que la génération active de texte favorise la consolidation de la mémoire, mais elles ne distinguent pas explicitement les effets d’une assistance partielle par IA. Ainsi, la position de Bakker reste une recommandation de pratique professionnelle plutôt qu’une conclusion étayée par des métriques.

En résumé, l’auteur propose une utilisation hybride : exclure l’IA de la phase créative initiale, l’employer pour la révision et la recherche préliminaire, et garder la responsabilité de la pensée critique à l’humain. Cette approche s’appuie sur une logique de préservation de la valeur intellectuelle, tout en reconnaissant les gains d’efficacité offerts par les modèles de langage dans les tâches auxiliaires.