Introduction
Une étude empirique récente a évalué le protocole Proof-of-Useful-Work (PoUW) de Pearl, une blockchain de niveau 1 qui prétend allier sécurité et intelligence artificielle (IA). Les résultats sont sans appel : malgré une puissance de calcul considérable, équivalant à environ 320 000 GPU, le réseau ne produit aucune computation IA utile.
Contexte Technique
Le protocole PoUW de Pearl vise à exploiter la puissance de calcul des machines pour effectuer des tâches IA tout en sécurisant le réseau. Cependant, les mesures effectuées sur cinq dimensions différentes ont révélé des failles importantes. Tout d’abord, l’analyse de la composition du réseau a montré que tous les workers disposent de matériel capable d’effectuer des inférences IA, mais le logiciel de minage dominant ne contient aucun code d’inférence. De plus, le protocole de vérification accepte des matrices aléatoires par conception, ce qui a été confirmé par des tests effectués sur différents types de matériel.
Analyse et Implications
Les résultats de cette étude ont des implications importantes. La puissance de calcul considérable du réseau Pearl, estimée à 112 MW, est gaspillée puisqu’elle ne produit aucune computation IA utile. De plus, l’utilisation de ce réseau pour du minage a entraîné une augmentation de 38 % des prix de location de GPU et une utilisation accrue, déplaçant ainsi les charges de travail de recherche légitimes. Les mesures ont également montré que l’extraction de crypto-monnaies avec ce réseau est non rentable, avec un rendement négatif pour tous les niveaux de GPU.
Perspective
Ces constats soulignent la tension entre la vérifiabilité et l’utilité dans les systèmes de preuve de travail. Il est essentiel de surveiller de près les développements futurs dans ce domaine pour garantir que les ressources computationnelles sont utilisées de manière efficace et responsable. Les limites de l’étude, notamment la focalisation sur un seul protocole, doivent être prises en compte pour des analyses plus approfondies à l’avenir.