Présentation

Des expériences naturelles ont prouvé que l’ajout de minéraux aux océans peut stimuler la croissance du phytoplankton, qui à son tour absorbe le dioxyde de carbone de l’atmosphère. Cette idée, bien que peu familière, est étayée par des preuves scientifiques solides.

Mécanisme d'absorption de carbone

Le phytoplankton, base de la chaîne alimentaire marine, manque souvent de certains nutriments essentiels comme le fer, l’azote ou le phosphore dans les eaux océaniques éloignées des terres. Lorsque ces nutriments sont ajoutés, le phytoplankton se multiplie, absorbant ainsi le carbone de l’air. Des études ont montré que cette relation de cause à effet est l’une des mieux documentées en science océanique.

Exemples naturels

Plusieurs événements naturels, tels que les éruptions volcaniques, les incendies de forêt, les tempêtes de poussière et les vents qui transportent des minéraux vers les océans, ont été étudiés. Par exemple, en 2019, une étude a trouvé que des fluides riches en fer provenant de sources sous-marines près de Tonga stimulaient la croissance de bactéries fixatrices d’azote, ce qui à son tour augmentait l’absorption de carbone. De même, des tempêtes de poussière qui transportent des minéraux vers les océans ont été liées à des augmentations de la croissance du phytoplankton.

Implications scientifiques

Ces découvertes ont des implications importantes pour la compréhension des mécanismes naturels d’absorption de carbone et pour l’évaluation des stratégies visant à stimuler cette absorption pour lutter contre le changement climatique. Les preuves accumulées à partir de ces expériences naturelles offrent une base solide pour comprendre comment les océans peuvent être stimulés pour absorber plus de carbone, avec des conséquences potentielles pour les efforts de mitigation du changement climatique.