Contexte de la demande électrique
Au cours des sept premiers mois de 2026, la consommation d’électricité aux États‑Unis a progressé de 2 % par rapport à la même période en 2025, alors que l’an passé la hausse était de 3 %. Cette modeste augmentation reflète à la fois l’électrification croissante (véhicules électriques, pompes à chaleur) et les gains d’efficacité qui stabilisent la demande depuis les années 2000. Le ralentissement relatif de la demande limite l’impact d’une production supplémentaire sur le réseau, ce qui rend les variations de capacité renouvelable plus visibles.
Évolution de la production solaire
Le solaire a généré 48 TWh de surplus en 2025 sur la même période, contre 39 TWh en 2026, traduisant un taux de croissance de 22 % contre plus de 30 % les trimestres précédents. La hausse de 12 % des installations résidentielles montre que le segment du petit‑scale continue de progresser, mais à un rythme inférieur à celui du parc utility‑scale. La diminution du taux de croissance s’explique en partie par la base installée qui atteint plusieurs centaines de gigawatts, rendant chaque gigawatt additionnel proportionnellement plus petit. Le retrait des incitations fédérales, notamment les crédits d’impôt à l’investissement, a également freiné l’expansion rapide observée depuis 2015.
Intégration au mix énergétique et perspectives
En combinant solaire et éolien, les renouvelables ont produit 72 % de l’électricité générée par le charbon sur la même période, tandis que le charbon a reculé de plus de 10 %. Le mix global montre une hausse de 9 % pour l’hydro, 6 % pour l’éolien, et moins de 2 % pour le nucléaire et le gaz naturel. Ainsi, le duo solaire‑éolien couvre 21 % de la demande totale, et l’ajout de l’hydro porte la part des renouvelables à 27 %. En incluant le nucléaire, les sources non carbonées atteignent 45 % du mix, contre 30 % en Europe pour le même groupe de technologies.
Les prévisions de l’EIA indiquent la mise en service de deux projets éoliens offshore, dont un de 2,6 GW au large de la Virginie, qui seront probablement les derniers avant les années 2030 en raison de la politique actuelle. Le développement onshore se poursuit dans le Midwest et les Plaines, tandis que de nouveaux parcs solaires émergent dans le Sud, le Michigan et le Wisconsin, zones auparavant marginales économiquement. Enfin, les installations de stockage par batteries s’étendent au-delà de la Californie et du Texas, avec des projets en Arizona et dans d’autres États, améliorant la flexibilité du réseau face à la variabilité solaire.