Contexte et besoin de triage

Les équipes de sécurité reçoivent chaque jour un flux croissant de découvertes provenant de plateformes comme HackerOne, les avis de sécurité GitHub, les boîtes aux lettres dédiées et des scanners commerciaux tels que Qualys ou Orca Security. ProjectDiscovery estime que 100 000 découvertes traitées manuellement nécessiteraient environ 50 000 heures, soit l’équivalent de 25 personnes pendant un an. Cette surcharge, qualifiée de « triage backlog », est aggravée par l’usage accru d’IA dans les scanners et les revues de code, qui accélèrent la génération de rapports sans réduire le temps de validation.

Fonctionnement de Neo Triage

Neo Triage reproduit chaque découverte sur l’actif concerné à partir d’un sandbox isolé, garantissant que les tests n’endommagent pas les systèmes en production. Le processus aboutit à un verdict – valid, duplicate ou spam – accompagné du trafic exact capturé, fourni aux analystes comme preuve. En plus du verdict, la plateforme évalue la sévérité en fonction de l’impact démontré, la surface d’exposition de l’actif et les données accessibles. Les résultats alimentent un tableau de bord qui suit le backlog, le respect des SLA et la qualité des sources.

Impact sur la charge de travail

Selon les calculs de ProjectDiscovery, la même file de 100 000 découvertes, une fois traitée par Neo Triage, représenterait environ 8 300 heures de travail, soit une réduction de plus de 80 %. Cette économie provient de l’automatisation du test d’exploitation et de la génération de réponses préliminaires, y compris une suggestion de correctif et un brouillon de réponse au chercheur. Un retest automatisé s’exécute après chaque modification, assurant que la vulnérabilité a bien été corrigée sans intervention humaine supplémentaire.

Intégration, disponibilité et limites

Neo Triage s’intègre à tout outil disposant d’une API, ce qui permet d’ingérer des flux provenant de sources variées sans reconfiguration majeure. La fonctionnalité est incluse dans chaque niveau d’abonnement Neo, y compris le niveau gratuit, avec un usage mensuel illimité et aucune rétention de données pour les plans Pro ou Enterprise. Malgré ces atouts, la validation automatisée reste dépendante de la capacité du sandbox à reproduire fidèlement l’environnement de production ; certaines vulnérabilités complexes ou liées à des configurations spécifiques peuvent encore nécessiter une vérification manuelle.