Principe de fonctionnement
reladraw définit chaque élément du diagramme comme une déclaration textuelle sans aucune coordonnée numérique. Le README montre un exemple de 44 déclarations dans le fichier examples/arch.reladraw : les nœuds sont créés avec
node app "Web app"
node app.ui "Interface"
node app.api "API"
below app.ui
node store "Database"
right of appet chaque position est exprimée par des relations spatiales telles que below ou right of. Aucun nesting ni indentation n’influence la géométrie, ce qui rend le fichier entièrement lisible par un humain ou un agent.Comparaison avec les approches existantes
Les langages auto‑layout comme Mermaid, Graphviz ou D2 ne permettent pas de spécifier la position exacte ; ils génèrent un rendu à partir d’un graphe abstrait. À l’inverse, les outils de positionnement absolu tels que draw.io, Excalidraw ou Figma exigent des coordonnées explicites, ce qui rend chaque modification manuelle et coûteuse pour un agent automatisé. reladraw occupe le milieu : il conserve la flexibilité du texte tout en offrant un contrôle spatial précis grâce aux relations relatives. Ainsi, demander « déplacer le service d’authentification à gauche » se traduit par la modification d’une seule phrase, sans recalculer l’ensemble du layout.
Intégration d’agents IA et installation
Le dépôt fournit un « skill » compatible avec plusieurs modèles IA (Claude Code, Codex, Cursor, Copilot). L’installation s’effectue via la commande
npx skills add reladraw/reladraw -gqui copie le répertoire du skill dans le répertoire dédié de l’agent. L’option -a claude-code cible un agent précis. Le skill n’est pas lié à une source en ligne ; il reste figé à la version installée, ce qui implique de le réinstaller après chaque mise à jour du langage. Le README précise que le skill est du Markdown contenant la référence de syntaxe, donc lisible sans dépendance externe.Limites et perspectives
reladraw ne propose pas de diagnostics automatiques de chevauchements ou de débordements de texte ; ces problèmes sont résolus uniquement lors du rendu à partir des déclarations. De plus, le langage est trop récent pour être présent dans les jeux de données d’entraînement des grands modèles, ce qui oblige les développeurs à fournir explicitement la description du langage à l’agent. Le projet, sous licence Apache‑2.0, compte 0 fork et 12 étoiles au moment de la rédaction, indiquant une adoption encore limitée. Malgré ces contraintes, la capacité à exprimer un layout complet avec seulement des phrases relatives représente une avancée notable pour l’automatisation de la génération et de la modification de diagrammes.