Performances financières
Rivian a enregistré 2,155 milliards de dollars de chiffre d’affaires au troisième trimestre 2026, soit +38 % par rapport aux 1,558 milliards du même trimestre 2025. Le revenu automobile représente 1,55 milliard de dollars (+36 % YoY) tandis que les services logiciels et abonnements atteignent 605 millions de dollars (+45 %). Le bénéfice brut automobile s’élève à 176 millions de dollars, soit une amélioration de 152 millions sur l’année précédente, mais reste négatif de 80 millions, contre une perte de 130 millions l’an passé. En revanche, le profit logiciel atteint 256 millions de dollars, +102 millions YoY, avec une marge de 42 %.
Production et ventes du R2
Rivian a produit 19 751 véhicules et en a livré 19 248 au cours du trimestre, soit une hausse de 85 % de la production et de 45 % des livraisons par rapport à l’exercice précédent. Bien que la société ne détaille pas les ventes par modèle, elle indique que le R2 est désormais le « best‑selling Rivian vehicle by volume », dépassant le R1T, le R1S et le van de livraison électrique (EDV). Cette dynamique de volume confirme la stratégie du R2 comme plateforme de masse, même si la part du chiffre d’affaires liée aux ventes physiques reste inférieure à celle du logiciel et du partenariat Volkswagen.
Rôle du logiciel et du partenariat Volkswagen
Le segment logiciel comprend les licences de la technologie Rivian à Volkswagen ainsi que les abonnements au package Autonomy Plus, qui offre des fonctions de conduite assistée avancées. Le revenu logiciel de 605 millions de dollars provient en grande partie de cette licence, renforçant la marge globale du groupe. Le partenariat avec Volkswagen permet à Rivian de monétiser son architecture électrique et ses capacités d’autonomie sans dépendre exclusivement des marges de production, ce qui compense les coûts d’amortissement élevés liés au lancement du R2.
Perspectives et limites
Rivian prévoit d’élargir la gamme R2 avec trois versions plus abordables : le Premium à 55 485 $, le Standard Long‑Range à 49 985 $ (début 2027) et le Standard à 46 495 $ (fin 2027). Cette déclinaison vise à augmenter le volume de ventes physiques et à réduire la dépendance aux revenus logiciels. Toutefois, la transition vers des prix plus bas implique des marges unitaires plus faibles, ce qui exigera une amélioration de l’efficacité de production et une hausse substantielle du volume pour maintenir la rentabilité. Le modèle économique actuel repose donc sur un équilibre fragile entre ventes de véhicules, licences logicielles et crédits de pollution, chaque composante devant croître pour soutenir la santé financière à long terme.