Présentation de la plateforme EVA

Rocket Software commercialise EVA, un assistant virtuel d’entreprise capable d’analyser des demandes en langage naturel et d’orchestrer des investigations multi‑étapes sur les systèmes mainframe. La version 2.0 introduit PlanGuard, un module de contrôle qui intervient avant chaque action proposée par l’agent. EVA agrège les consoles, journaux et rapports, extrait le contexte opérationnel, corrèle les preuves et restitue des recommandations accompagnées d’une justification explicite.

Mécanisme de gouvernance PlanGuard

PlanGuard agit comme point de décision de politique. Lorsqu’un agent propose une opération, le module examine le demandeur, la session, l’outil ciblé, les conditions d’environnement et les règles organisationnelles. Il peut autoriser, refuser ou requérir une approbation supplémentaire. En cas d’autorisation, il crée une identité d’exécution temporaire, limitée à la tâche approuvée, puis la révoque dès la fin de l’action. Le système s’appuie sur les gestionnaires de sécurité mainframe existants – RACF, ACF2 et Top Secret – sans les remplacer, ce qui conserve les contrôles d’accès déjà en place.

Résultats des pilotes et analyse d’impact

Les essais menés auprès d’institutions financières, d’assureurs et de détaillants montrent une réduction notable des durées d’enquête. Un groupe d’opérateurs d’une grande banque sud‑américaine a passé trois semaines à diagnostiquer un problème de production ; EVA a identifié une cause probable en moins d’une journée. Un détaillant a découvert que l’arrêt d’une région CICS était lié à une saturation de stockage temporaire, puis a isolé la source d’activité et le propriétaire de l’application. Rocket estime un retour sur investissement annuel de 3,2 ×, en incluant les coûts des modèles de langage large (LLM) grâce à moins d’escalades spécialisées et à une résolution plus rapide des incidents critiques. Le modèle tarifaire repose sur la consommation, lié au nombre d’utilisateurs et au volume d’usage.

Limites et perspectives

PlanGuard ne confère pas d’accès illimité aux ressources ; la décision finale sur les actions automatisées reste à la charge des organisations, qui doivent définir les seuils d’approbation et valider les conclusions avant toute mise en production. Le journal d’audit, chaîné par hachage et résistant à la falsification, consigne l’initiateur, la proposition de l’agent, la politique appliquée, l’identité d’exécution et le résultat, mais son efficacité dépend de la rigueur des revues opérationnelles et réglementaires. La capacité d’EVA à exploiter différents fournisseurs de LLM offre une flexibilité économique, toutefois la qualité des réponses reste liée aux performances du modèle choisi. Le passage d’une assistance à une exécution gouvernée constituera le véritable test d’adoption à grande échelle.