Présentation

RotaryCell est un dispositif qui convertit un téléphone à cadran rotatif classique en un téléphone cellulaire autonome fonctionnant sur le réseau LTE. Le projet conserve l’ensemble des composants d’origine – combiné, cadran, crochet, sonnerie mécanique, bloc réseau et connecteurs – tout en intégrant une carte électronique réversible à l’intérieur du boîtier. Aucun perçage, découpage ou modification permanente n’est requis, ce qui préserve l’intégrité du téléphone historique.

Architecture matérielle

Le cœur du système repose sur un microcontrôleur ESP32‑S3, choisi pour sa capacité à gérer à la fois les entrées numériques du cadran et la communication avec un module LTE externe (par exemple un SIM800 ou un Quectel EC25, bien que le dépôt ne le spécifie pas explicitement). L’ESP32‑S3 assure la conversion des impulsions de numérotation en chiffres, pilote le circuit audio vers le module LTE et contrôle la gestion d’alimentation via une batterie lithium‑ion rechargeable. Le montage réversible se fait grâce à des supports imprimés en 3D qui maintiennent la carte sans soudure sur le châssis du téléphone.

Fonctionnement du décodage rotatif

Le cadran rotatif génère une série d’impulsions électriques proportionnelles au chiffre sélectionné (de 10 à 100 ms d’interruption par impulsion). L’ESP32‑S3 lit ces impulsions via des GPIO configurés en interruption, mesure la durée totale et calcule le chiffre correspondant. Cette méthode repose sur la précision du timer interne de l’ESP32‑S3, qui offre une résolution de 1 µs, suffisante pour distinguer les variations de temps entre les chiffres. Une fois le numéro décodé, le microcontrôleur le transmet au module LTE via une interface UART, qui initie l’appel en utilisant le protocole AT standard.

Analyse des performances et limites

Le prototype fonctionne de manière portable, alimenté uniquement par la batterie interne, ce qui implique une consommation moyenne d’environ 150 mA en mode appel, selon les spécifications typiques de l’ESP32‑S3 et du module LTE. Cette consommation limite l’autonomie à quelques heures, un facteur à optimiser pour des démonstrations prolongées. Le maintien de la sonnerie mécanique nécessite de piloter le moteur de la sonnerie avec un transistor MOSFET, ce qui ajoute une charge supplémentaire sur la source d’alimentation. Sur le plan de la qualité audio, le signal analogique du combiné est acheminé vers le module LTE via un simple amplificateur opérationnel, ce qui peut introduire du bruit et réduire la clarté de la voix comparée à un microphone dédié. Enfin, la conformité aux normes de télécommunication (ex. : certification FCC/CE) n’est pas abordée dans le dépôt, ce qui représente un obstacle pour une commercialisation au-delà du statut de prototype.