Présentation d'AIforce

Lors de la conférence Dreamforce du 15 septembre 2026, Salesforce a présenté AIforce, une nouvelle couche d’interface d’intelligence artificielle. Cette couche vise à rendre les capacités de la plateforme Salesforce accessibles depuis les agents IA que les utilisateurs emploient déjà. AIforce intègre la logique métier, la sémantique, la sécurité et la gouvernance, permettant ainsi aux agents de travailler directement sur les données et les processus Salesforce sans que les utilisateurs n’aient à ouvrir l’application.

Architecture et composants

AIforce repose sur l’architecture Headless 360 introduite en mars 2026, qui expose les serveurs Model Context Protocol (MCP) et les API de la plateforme. Trois modules ont été annoncés : Claudeforce, Slackforce et Agentforce Coworker. Claudeforce, développé avec Anthropic, propose 37 compétences pré‑construites pour la vente et prévoit d’ajouter des analyses Tableau ainsi que des compétences pour le service, le marketing, le commerce et les industries. Slackforce s’intègre à Slack, offrant des surfaces qui extraient le contexte Salesforce et alimentent le Slackbot ainsi que le CRM Slack. Agentforce Coworker agit comme un co‑travailleur IA présent sur chaque appareil, déclenchant des agents spécialisés tout en respectant les règles d’accès, les permissions et la gouvernance.

Écosystème et partenaires

AIforce s’appuie sur le Headless Toolkit, qui fournit aux développeurs un accès direct aux API, aux plug‑ins et aux compétences. Cette abstraction simplifie le déploiement d’interfaces IA pour les utilisateurs non techniques. Le lancement crée également l’AgentExchange, un marché où partenaires et éditeurs publient agents, applications et flux de travail. Parmi les premiers participants figurent Anthropic, Amazon Web Services, Google, Lovable Labs, Vercel, DocuSign et OpenAI, qui utilisent le même modèle de connexion via le MCP et les API exposées.

Implications pour les utilisateurs

AIforce promet une « Zero Data Retention », c’est‑à‑dire que les données traitées par les agents ne sont pas conservées au sein du service, renforçant la conformité aux exigences de confidentialité. La couche permet aux entreprises de télécharger des plug‑ins ou d’ouvrir directement Salesforce depuis leurs environnements de travail habituels, réduisant ainsi les frictions entre les outils de collaboration et les systèmes CRM. En pratique, les équipes commerciales peuvent lancer des campagnes de prospection via Claude, les équipes support peuvent créer ou mettre à jour des dossiers directement depuis Slack, et les développeurs peuvent composer de nouveaux agents en combinant les compétences existantes sans écrire de code lourd.