Présentation
Search est un navigateur dédié aux machines macOS 14 ou ultérieures, distribué sous forme d’application d’environ 3 Mo sur le disque. L’interface se limite à un champ unique : l’utilisateur saisit une URL ou des mots‑clés, puis le navigateur charge la page ou lance la recherche. Aucun menu, aucune barre d’outils, aucun écran d’accueil ne vient distraire l’attention. Les onglets peuvent être affichés horizontalement ou verticalement, se réduisent à une icône lorsqu’ils sont épinglés, et les sessions précédentes sont restaurées instantanément au démarrage.
brew install --cask driceroland/tap/searchArchitecture technique
Search s’appuie sur WebKit, le moteur déjà présent dans Safari, ce qui évite d’inclure une seconde copie de Chromium. Le projet est structuré en Swift via le fichier Package.swift, ce qui explique la petite empreinte mémoire et la rapidité d’ouverture : le processus ne charge que le moteur WebKit natif et le code de l’application. Toutes les données (favoris, historique, téléchargements) sont conservées dans la Keychain macOS, chiffrées par le système et accessibles uniquement par le processus Search. Le mécanisme de mise à jour fonctionne quotidiennement : le client interroge un serveur, télécharge un binaire signé par Office Commun, puis le remplace avant le prochain lancement, sans redémarrage du système.
Analyse de la confidentialité et de la sécurité
Le navigateur intègre un bloqueur de publicités qui agit au niveau réseau : les requêtes vers les domaines de suivi et les réseaux publicitaires sont interrompues avant même d’être rendues, ce qui élimine le besoin de filtrer le DOM et réduit la charge CPU. Aucun télé‑metrie, aucune analyse de crash et aucune synchronisation cloud ne sont activées ; la seule communication externe consiste en une requête quotidienne pour vérifier la disponibilité d’une mise à jour. Les mots‑de‑passe sont stockés dans la Keychain, bénéficiant du chiffrement matériel de macOS, et ne sont jamais exportés sans l’intervention explicite de l’utilisateur. Cette approche minimise la surface d’exposition aux fuites de données.
Extensibilité et limites
Search accepte les extensions du Chrome Web Store : en collant l’URL d’une extension dans les paramètres, le navigateur la charge via le moteur d’extensions de WebKit, identique à celui utilisé par Safari. Les API manquantes dans WebKit (par exemple la gestion native des signets) sont implémentées par Search, ce qui permet aux extensions d’accéder à l’ensemble des fonctionnalités du navigateur. En contrepartie, l’absence de synchronisation cloud signifie que les onglets, l’historique et les mots‑de‑passe restent strictement locaux, ce qui peut être perçu comme une contrainte pour les utilisateurs multi‑appareils. De plus, l’écosystème d’extensions reste limité aux extensions compatibles avec le moteur Safari, excluant celles qui reposent sur les API Chrome spécifiques.