Introduction
SpaceX a remporté un contrat lucratif pour fournir aux forces armées américaines un moyen de distribuer des données de détection et de ciblage basées sur l'espace, formant ainsi le « squelette » d'un réseau réarchitecturé après que des initiatives séparées du Pentagone ont échoué.
Contexte Technique
Le Space Systems Command, le centre d'acquisition et de passation des marchés publics de l'US Space Force, a annoncé un accord à prix fixe de 2,29 milliards de dollars. Ce contrat, appelé Space Data Network (SDN) Backbone, « accélère la livraison d'un réseau de communications résilient et à haute vitesse dans l'espace », selon le Space Systems Command. Le réseau sera basé sur la technologie développée à l'origine pour la constellation Internet mondiale Starlink de SpaceX.
SpaceX construit et lance déjà des satellites spécialement conçus, appelés Starshield, pour des applications militaires. Le réseau SDN Backbone en orbite terrestre basse (LEO) utilisera probablement la plate-forme Starshield. Ce réseau « agira comme une couche de communication principale pour les systèmes de combat de l'US Space Force, en garantissant que nos capteurs et systèmes de tir soient connectés en continu, dans le monde entier et de manière sécurisée ».
Analyse et Implications
Ce contrat confirme les rapports qui circulaient depuis longtemps selon lesquels le Pentagone allait probablement faire appel à SpaceX pour un nouveau réseau de communications en orbite terrestre basse. La sélection de SpaceX pour le contrat SDN Backbone « tire parti du meilleur de l'innovation commerciale » et sera un « énorme avantage et catalyseur » pour les forces armées américaines, selon le colonel Ryan Frazier, responsable de l'acquisition du portefeuille spatial de l'US Space Force.
Perspective
Ce développement peut sembler familier à ceux qui ont suivi l'évolution d'un bureau du Pentagone appelé Space Development Agency. Établi en 2019, la SDA a commencé à lancer des prototypes pour une constellation de satellites de suivi de missiles et de relais de données en 2023. L'idée était de procéder rapidement à l'acquisition, au développement et à la mise en service de nouvelles générations de satellites de suivi et de transport de données tous les deux ans.