Refus de SpaceX des contrats militaires

SpaceX a décliné trois offres de lancement provenant de l’US Space Force, selon le Rocket Report. L’entreprise a remercié le commandement mais a clairement indiqué ne pas vouloir s’engager dans des missions militaires. Ce choix s’inscrit dans une stratégie commerciale qui privilégie les missions civiles à forte visibilité, notamment les lancements de satellites de télécommunications et les vols habités. En refusant ces contrats, SpaceX évite les exigences de sécurité et de certification spécifiques aux programmes de défense, qui peuvent allonger les cycles de développement et imposer des contraintes de confidentialité sur les données de vol.

Exigences de ravitaillement de Starship pour la Lune

Un panel de sécurité de la NASA a estimé que le vaisseau Starship pourrait nécessiter jusqu’à 22 ravitaillements en orbite terrestre basse pour accomplir un atterrissage lunaire. Cette estimation repose sur la masse du module d’atterrissage, la delta‑v requise pour la descente et la montée, ainsi que les marges de sécurité intégrées aux systèmes de propulsion Raptor. Chaque ravitaillement implique une manœuvre de rendez‑vous, le transfert de carburant cryogénique et la vérification des pressions de réservoir. Le nombre élevé de transferts augmente la probabilité d’erreurs humaines ou de fuites, ce qui justifie la vigilance du panel. En outre, la capacité de stockage du Starship doit être suffisante pour accueillir le volume de méthane et d’oxygène nécessaires à ces 22 cycles, ce qui impose des contraintes de masse sèche et de structure thermique.

Miura 5 de PLD Space : intégration et calendrier

PLD Space a annoncé que le Miura 5, son petit lanceur, est « presque prêt pour le lancement », avec le premier vol prévu avant mi‑2027. Trois unités du Miura 5 ont déjà été fabriquées : deux modèles de qualification et un véhicule opérationnel. Le deuxième étage du lanceur est entièrement intégré et placé au centre d’essais de Teruel, où il subit une série de tests de niveau système, dont une « wet dress rehearsal » et un test statique à pleine puissance. Ces essais reproduisent les conditions de combustion réelles, permettant de valider la performance du moteur et la résistance des structures aux charges thermiques. La production en série de trois véhicules a permis à PLD d’optimiser les processus d’assemblage, réduisant les temps d’attente entre les étapes de fabrication et d’intégration.

Reaction Dynamics lève 350 millions de dollars

Le startup canadien Reaction Dynamics cherche à lever 350 M$ afin de porter son effectif de 68 à plus de 350 employés. Le financement servira à finaliser le petit lanceur Aurora, dont le premier vol orbital est prévu pour 2028, ainsi qu’à développer le lanceur moyen Borealis, ciblé pour un lancement inaugural en 2031. L’ambition de placer Aurora en orbite implique la maîtrise d’un moteur à propergol liquide à haute poussée, tandis que Borealis devra intégrer des étages réutilisables pour rester compétitif face aux acteurs établis. Le plan de croissance rapide expose toutefois le risque de sous‑estimation des coûts de qualification, notamment les tests de vibration et les essais de feu à plein régime, qui sont souvent sources de dépassements budgétaires dans l’industrie spatiale.