Contexte du vol
Le 30 septembre 2026, le lanceur Starship de SpaceX a réalisé son premier vol orbital complet, franchissant la ligne de Kármán et effectuant une première orbite autour de la Terre. L’objectif affiché était de réaliser six passages avant de procéder à la rentrée, afin de valider la capacité de réutilisation du véhicule pour les futures missions martiennes et les projets lunaires de la NASA.
Défaillance technique
Après le décollage, les moteurs Raptor ont présenté une anomalie de poussée qui a déclenché une perte de performance pendant la phase d’ascension. Le système de contrôle de vol a détecté une divergence de thrust vector control et a limité la poussée pour préserver la structure du véhicule. Cette réduction a entraîné un nombre d’orbites réduit à moins de deux au lieu des six prévues.
Conséquences orbitales et rentrée
En raison du nombre d’orbites limité, le véhicule a entamé une trajectoire de rentrée anticipée. La capsule a pénétré l’atmosphère du Pacifique Nord, près d’Hawaï, où elle a splashed down avec une explosion visible. Les capteurs de télémétrie ont enregistré une température de surface supérieure à 3 000 °C lors de la phase de décélération, confirmant la sévérité de la rentrée non planifiée.
Implications pour le programme
Cette première mise en orbite confirme la capacité de Starship à atteindre l’orbite, mais la défaillance moteur souligne la nécessité d’améliorer la fiabilité du groupe Raptor en vol. SpaceX devra analyser les données de pression et de température des chambres de combustion pour identifier la cause exacte, qu’il s’agisse d’une contamination du carburant ou d’un problème de contrôle électronique. La réussite partielle du vol permet néanmoins de poursuivre les tests de réutilisation, tout en retardant les échéances de missions lunaires et martiennes prévues pour 2027.