Stoke Space a annoncé une levée de fonds de 1 milliard de dollars, portant le total des capitaux levés à 2,3 milliards. Cette injection financière, co‑dirigée par Point72 Ventures et Spark Capital, vise à accélérer la mise en œuvre du lanceur Nova Block 2, prévu pour un lancement orbital dès 2027.

Financement et objectifs

Le tour de table de série E fournit à l’entreprise un budget supplémentaire de 1 milliard de dollars, soit près de 44 % du capital total déjà engagé. Cette marge financière permet de financer la phase de conception détaillée, les essais structuraux supplémentaires et la production des moteurs de la version « Block 2 ». Le co‑fondateur Andy Lapsa indique que le financement « verse du gaz sur le feu » pour passer d’une phase de validation à une production à cadence plus élevée.

Architecture du lanceur Nova

Le modèle initial, nommé Nova « Pathfinder », prévoit une capacité de charge utile de 3 tonnes en mode entièrement réutilisable et de 7 tonnes en configuration entièrement jetable. La première étape est propulsée par sept moteurs Zenith, délivrant un poussée combinée de 700 000 livres‑force (≈3,1 MN). L’étage supérieur intègre un anneau de 24 petits propulseurs entourant un bouclier thermique à refroidissement régénératif, destiné à protéger le véhicule lors de la rentrée atmosphérique. Après des tests structuraux réalisés cet été, le premier étage sera expédié au site de lancement de Cape Canaveral pour des essais statiques avant l’assemblage final.

Développement du Block 2 et défis techniques

Le Block 2 de Nova vise à augmenter la capacité de mise en orbite à 15 tonnes en configuration entièrement réutilisable, soit plus du double de la version Pathfinder. Cette hausse de performance implique un agrandissement du réservoir principal, une révision du système de propulsion pour supporter des charges plus lourdes et une optimisation du bouclier thermique afin de résister à des vitesses de rentrée supérieures. Le passage à 15 tonnes nécessite également une amélioration du cycle de réutilisation, notamment la réduction du temps de remise en service entre deux vols, ce qui impose des exigences strictes sur la durabilité des joints et des matériaux composites. Les tests prévus à Moses Lake, Washington, couvriront les contraintes thermiques du nouvel étage supérieur, suivi d’un test de combustion à chaud avant le transport vers la Floride pour l’intégration finale.