Présentation du contexte

La Coalition pour la recherche technologique indépendante (CITR) a remporté une bataille clé dans sa lutte pour inverser une politique de restriction de visa mise en place par l'administration Trump. Cette politique visait à révoquer les cartes vertes et à déporter des non-citoyens américains travaillant sur la désinformation, la modération de contenu, la conformité et la sécurité.

Le fonctionnement de la politique

La politique en question n'exige pas explicitement de refus de visa ou de déportations, mais autorise les enquêtes d'immigration sur les individus soupçonnés d'aider des adversaires étrangers à manipuler l'opinion publique en supprimant la liberté d'expression américaine. Cependant, le département d'État n'a pas pu prouver que les cinq chercheurs ciblés avaient des liens avec une puissance étrangère cherchant à censurer les Américains ou à manipuler le débat public américain.

Implications et limites

Le juge James Boasberg a accordé une injonction préliminaire pour bloquer l'application de la politique jusqu'à la résolution de l'affaire en justice de la CITR. Selon le juge, la politique du département d'État semblait avoir « aucun point d'arrêt clair en dehors du domaine de la modération de contenu lui-même ». Les attaques contre les travailleurs de la sécurité et de la confiance sont particulièrement préoccupantes, car le secrétaire d'État Marco Rubio a menacé d'« étendre » la liste des chercheurs ciblés.

Analyse scientifique

Le juge Boasberg a expliqué que « un résident permanent légal travaillant sur une équipe de confiance et de sécurité d'une plateforme, un chercheur non-citoyen préconisant des étiquettes de désinformation plus fortes, un employé de conformité aidant à appliquer les règles de modération ou un leader d'advocacy pressant les annonceurs de s'éloigner des sites qui diffusent des faussetés pourrait raisonnablement comprendre que la politique met leur statut d'immigration en danger - non pas parce qu'ils détiennent un pouvoir souverain étranger ou le facilitent, mais simplement parce qu'ils travaillent dans la modération de contenu ».