Présentation du contexte

Le groupe Volkswagen connaît des ventes électriques réussies dans sa région d’origine, mais les droits de douane coûteux et la part de marché en baisse en Chine et en Amérique du Nord l’ont gravement affecté. Le plus grand constructeur automobile d’Europe, qui possède également des marques comme Audi, Porsche, Skoda et Lamborghini, a vu ses marges bénéficiaires s’évaporer.

Contexte technique et social

Contrairement à la plupart des constructeurs automobiles, les syndicats de travailleurs sont extrêmement puissants au sein du groupe Volkswagen. La moitié des 20 sièges du conseil de surveillance sont attribués par les conseils de travailleurs. Deux autres sièges sont occupés grâce à la propriété partielle de l’entreprise par l’État allemand de Basse-Saxe, actuellement détenus par le ministre de l’éducation et le ministre-président de cet État.

Fonctionnement et architecture

Les syndicats et le groupe Volkswagen ont passé des mois en négociations en 2024 avant de finalement accepter un plan pour supprimer 35 000 postes d’ici 2030. Les combats pour tout ce qui concerne les suggestions de licenciements ont été longs au fil des ans.

Implications et limites

Le plan visant à améliorer la situation financière de l’entreprise a été présenté au conseil de surveillance, mais n’a pas abouti, avec un vote de 12 contre 7. Selon Reuters, cette mesure n’a pas été incluse dans la déclaration publique du groupe Volkswagen, mais a échoué malgré tout. Cela montre les limites de la capacité de l’entreprise à prendre des décisions qui pourraient avoir un impact sur les emplois, en raison de la forte présence des syndicats au sein du conseil de surveillance.