Présentation du dispositif
Le dispositif testé est un pendentif informatique vendu à 50 $. Il s’agit du Waveshare ESP32‑S3 1.75C, un ordinateur à écran tactile de 1,75 pouce livré en provenance de Chine. Meta recommande ce modèle comme base pour créer un "Muse Gadget", c’est‑à‑dire un appareil capable de se connecter directement à son service d’IA Muse via le cloud. L’auteur a reçu le pendentif, l’a branché sur son PC, puis l’a appairé à l’application mobile Muse.
Fonctionnement et architecture initiale
Le kit embarque un microcontrôleur ESP32‑S3, qui combine processeur dual‑core, Wi‑Fi, Bluetooth et un écran TFT. Après avoir installé les clés d’accès Meta sur le dispositif, le firmware d’origine interprète les flux audio comme des transcriptions plutôt que comme des commandes, ce qui entraîne des réponses lentes et l’absence de sortie vocale. L’interface ne montre que quelques mots à l’écran, sans historique complet, et ne propose qu’un seul avatar « Jolly ». De plus, aucune découverte automatique des appareils domotiques (Echo, Google Home) n’est implémentée, et le code fourni par Meta ne comporte pas de bouton de déclenchement à distance pour la caméra du téléphone.
Extensions réalisées avec Claude
En recourant à Claude d’Anthropic, l’auteur a automatisé la reprogrammation du pendentif. Claude a généré plusieurs modules : un affichage d’historique des conversations permettant de swiper pour lire les réponses complètes, l’intégration d’une voix britannique via ElevenLabs pour la lecture à haute voix, et un aperçu vidéo basse résolution transmis par Bluetooth, éliminant ainsi la dépendance au Wi‑Fi domestique. Claude a également ajouté une horloge à trois aiguilles affichée sur l’écran, ainsi qu’un lecteur vidéo capable de diffuser des extraits de la présentation de Mark Zuckerberg. Enfin, un mini‑jeu de type Tamagotchi a été implémenté, avec des états de faim, d’ennui, de saleté et de fatigue, chaque interaction modifiant les variables du personnage virtuel.
Analyse des limites et des risques
Malgré les ajouts, le dispositif reste tributaire de la latence du serveur Muse ; les réponses varient entre instantanées et plusieurs secondes. Le code généré par Claude n’a pas été audité : l’auteur, dépourvu d’expérience en programmation, ne peut garantir l’absence de vulnérabilités, notamment dans la gestion du Bluetooth et du flux audio. La connexion au cloud Muse implique l’envoi de données vocales, ce qui soulève des questions de confidentialité, d’autant plus que Meta a déjà été pointé pour la fuite d’une adresse résidentielle. L’auteur a limité les risques en utilisant le réseau invité du domicile, mais aucune analyse de chiffrement du trafic n’est fournie. Enfin, le matériel ne possède ni caméra intégrée ni module 5G, ce qui restreint les scénarios d’usage autonomes.