Présentation de Cartesian
Cartesian, développé par Formas, se positionne comme un outil d’intelligence artificielle dédié à la création de modèles 3D pour l’architecture et le design produit. La plateforme accepte comme point de départ une photographie, un plan, un croquis ou un scan, puis traduit ces entrées en géométrie exploitable. Le service est actuellement en phase de prévisualisation, avec un lancement prévu le 18 septembre 2026 et une inscription à la liste d’attente obligatoire.
Mécanismes d’IA et génération de géométrie
Le moteur d’IA de Cartesian interprète les consignes textuelles (« Say it », « Sketch it ») pour produire des solides NURBS et des parties maillées. La description indique que chaque objet possède une topologie exacte, sans recours aux approximations de maillage polygonal classiques. Les fichiers exportés en format .3DM (NURBS) ou .STL (maillage) varient de 0.7 MB pour un petit meuble à plus de 241 MB pour des modèles urbains complexes, ce qui reflète la granularité de la géométrie générée.
Interopérabilité et flux BIM
Cartesian intègre explicitement les flux BIM en conservant les noms d’éléments et les relations spatiales dans les exportations .IFC prévues. Le produit supporte nativement les formats .DWG (AutoCAD), .SKP (SketchUp) et .3DM (Rhino), permettant aux utilisateurs de transférer les modèles vers leurs environnements de CAO habituels. Cette compatibilité vise à éviter la redéfinition manuelle des géométries et à faciliter la mesure, la découpe ou la fabrication assistée par CNC.
Limites et perspectives
Le site ne fournit aucune donnée quantitative sur le temps de génération, la précision métrique ou les exigences matérielles. L’absence de benchmarks empêche d’évaluer la robustesse du système face à des scénarios complexes, comme la reconstruction de structures à double courbure ou la gestion de grands assemblages urbains. De plus, la fonctionnalité d’édition reste décrite de façon qualitative (« Change a chair », « Keep the room »), sans préciser les contraintes de mise à jour des topologies sous-jacentes. Ces lacunes suggèrent que la validation technique devra être réalisée par les premiers utilisateurs lors de la phase de prévisualisation.