Problème de séquencement et de contexte
L’auteur expose le phénomène d’encombrement mental lorsqu’on utilise Claude Code ou Codex depuis le terminal : chaque requête génère une réponse tardive, puis une série de clarifications, de suivis et de tâches annexes, chacune ouvrant un nouvel onglet. Le résultat est une multiplication des fils d’exécution (souvent plus de vingt) qui surcharge la RAM cognitive de l’utilisateur. Le texte identifie deux causes principales : l’absence de séquencement explicite et la perte de contexte entre les échanges.
Mise en place d’une file de tickets dans Git
Pour contrer ces limites, l’auteur crée une file de priorité stockée dans un dépôt Git. Chaque ticket devient un fichier .md placé à côté du code concerné, garantissant que l’état du tableau est toujours un snapshot commit. Aucun élément crucial ne reste dans la fenêtre de chat ni dans la mémoire de l’opérateur ; la persistance est assurée par le système de versionnage. La lecture du tableau s’effectue via un artefact Claude qui reconstruit, à chaque cycle, une page unique affichant l’ensemble du tableau et une page de revue par ticket.
Rôle de l’agent automatisé
Un agent parcourt le tableau en cycles. Il recherche les nouveaux tickets, construit ceux marqués « safe to build », exécute les tests unitaires et un contrôle navigateur, puis vérifie les déploiements existants. Pour tout changement touchant du code sensible, l’agent crée une branche dédiée et sollicite une validation humaine avant toute construction. L’agent ne déploie jamais en production ; cette étape reste sous le contrôle de l’utilisateur. Les décisions humaines sont centralisées dans une « owner inbox » où un script extrait les tickets en attente de jugement et les présente sous forme de liste priorisée.
Bilan, contraintes et perspectives
Le processus se conclut par la fermeture du ticket : la décision ou la requête est enregistrée dans le même fichier markdown, puis le ticket est renvoyé dans la file. Cette fermeture élimine le besoin de mémoriser le contexte, permettant à l’opérateur de se concentrer sur un seul élément à la fois. L’auteur signale toutefois deux limites : la nécessité d’un outil capable de charger le contexte d’un ticket en moins d’une minute, et le risque de boucles d’attente si un ticket reste bloqué en attente d’une décision exclusive. Le système, décrit comme un « organisme vivant », évolue continuellement pour réduire ces frictions, mais reste dépendant de la qualité de l’intégration entre Git, l’agent et l’interface Claude.