Introduction

Les recherches menées par un professeur de l'Université de Toronto sur la physiologie du sommeil et de la respiration ont abouti à un nouveau traitement contre l'apnée du sommeil, qui a récemment montré des résultats positifs dans un essai clinique de phase 3.

Contexte Technique

Richard Horner, professeur de médecine et de physiologie, a consacré les trois dernières décennies à l'étude des nerfs, des muscles et des mécanismes qui contrôlent la respiration pendant le sommeil. Ses travaux ont permis de découvrir les mécanismes clés de l'apnée du sommeil, qui affecte plus d'un milliard de personnes dans le monde.

L'apnée du sommeil se produit lorsque les muscles de la voie aérienne supérieure s'effondrent à plusieurs reprises pendant le sommeil, entraînant des interruptions fréquentes de la respiration. À long terme, l'apnée du sommeil non traitée peut augmenter le risque de pression artérielle élevée, de maladie cardiaque, de troubles métaboliques et de troubles cognitifs.

Analyse et Implications

Le traitement actuellement le plus prescrit pour l'apnée du sommeil est la thérapie de pression positive continue des voies aériennes (CPAP), qui consiste à dormir avec un masque connecté à une machine qui délivre une pression d'air constante. Cependant, de nombreuses personnes ont du mal à tolérer la CPAP en raison de son inconfort et de son encombrement.

Le nouveau traitement, appelé AD109, est un médicament oral quotidien qui cible les deux voies clés de l'apnée du sommeil. Il contient deux médicaments : l'un qui augmente les niveaux de noradrénaline et l'autre qui bloque les récepteurs muscariniques.

Perspective

Si AD109 obtient l'approbation réglementaire, il offrira une alternative précieuse pour les personnes qui ne peuvent pas tolérer la CPAP. Les recherches de Horner ont été continuellement soutenues par les Instituts de recherche en santé du Canada depuis 1998.