Contexte des attaques
Au cours de la dernière semaine, plusieurs frappes de drones ukrainiens ont visé des centres de données russes, entraînant la mise hors ligne de nombreux services Yandex, souvent qualifié de « Google russe ». La panne affecte notamment Yandex Pay, qui ne permet plus aux utilisateurs de transférer des fonds ou de vérifier leurs soldes. Dima Pirogov, responsable fintech de Yandex, a indiqué que la date de rétablissement reste incertaine, mais que l’entreprise travaille « sans relâche » pour restaurer le service.
Analyse du trafic bot selon Cloudflare
Un graphique diffusé sur les réseaux sociaux, basé sur des données Cloudflare, montre une chute brutale des requêtes automatisées provenant des services Yandex après les attaques. antibot4navalny a précisé que ces requêtes correspondent aux robots d’exploration interne de Yandex, utilisés pour indexer le Web et fournir un support client, et non à des fermes de trolls diffusant de la désinformation. Cloudflare confirme que le volume global de trafic bot en provenance de Russie reste stable, ce qui indique que la diminution observée est circonscrite aux services Yandex.
Limites des interprétations et désinformation
Des diagrammes supplémentaires ont circulé, notamment un prétendu suivi de l’activité des bots pro‑AfD (Alternative für Deutschland) après les attaques. Le député européen Tomáš Zdechovský a partagé ce visuel, mais le scientifique Raphael Wimmer a relevé plusieurs incohérences, dont une donnée inscrite pour le 15 octobre 2026, date postérieure à la publication. L’image originale, publiée par l’utilisateur Threads Robin Schlingheider, ne cite aucune source vérifiable. Wimmer a donc qualifié le diagramme d’« probablement généré par IA », soulignant le risque de diffusion d’informations non vérifiées.
Impact sur les services Yandex
Outre la perte de trafic bot, la panne affecte les services financiers de Yandex, dont le portefeuille numérique Yandex Pay. La déclaration traduite via Google indique que l’entreprise ne peut pas encore fournir de calendrier précis de remise en service. Cette incertitude souligne la dépendance des infrastructures russes à des sites physiques vulnérables aux frappes aériennes, ainsi que la difficulté de restaurer rapidement des services critiques lorsqu’ils sont hébergés dans des data‑centers ciblés.