Présentation de l'affaire
Les procureurs américains ont accusé un homme de Floride d'avoir téléchargé de faux jeux vidéo contenant des logiciels malveillants sur Steam, une plateforme de jeux PC populaire. Une fois que les victimes téléchargeaient et installaient les jeux, les logiciels malveillants étaient conçus pour infecter leurs ordinateurs, voler leurs mots de passe et autres données, et drainer leurs portefeuilles de crypto-monnaies, selon une plainte pénale.
Les faits de l'affaire
Le mardi, le FBI a arrêté Zyaire Wilkins, un résident de Floride de 21 ans et étudiant. Le mercredi, les procureurs l'ont accusé, ainsi que plusieurs co-conspirateurs non nommés, de crimes liés à la piraterie informatique. Au cours des deux dernières années, Wilkins et ses partenaires auraient publié plusieurs jeux vidéo contenant des logiciels malveillants sur Steam, notamment BlockBlasters, Dashverse, Lampy, Lunara et PirateFi.
Les conséquences de l'affaire
En utilisant ces logiciels malveillants, le FBI affirme que Wilkins et ses complices ont infecté environ 8 000 victimes, puis ont piraté environ 80 portefeuilles de crypto-monnaies pour voler au moins 220 000 dollars de crypto-monnaies. Les jeux vidéo malveillants ont été commercialisés sur Discord, LinkedIn et Telegram, selon les autorités.
Les preuves et les investigations
Le FBI a identifié un compte de crypto-monnaie spécifique impliqué dans le schéma et a suivi les paiements de crypto-monnaies effectués avec ce compte pour acheter plusieurs cartes-cadeaux, notamment pour Uber Eats. Après avoir obtenu une assignation à comparaître pour Uber, les autorités fédérales ont pu voir que les cartes-cadeaux étaient liées à un compte qui effectuait des livraisons à Wilkins, qui utilisait le surnom Sibel.eth en ligne, selon la plainte.
Les jeux vidéo malveillants ont été conçus pour ressembler à des jeux légitimes, au point que les joueurs pouvaient les installer et les jouer, mais ils contenaient tous des logiciels malveillants.
Les autorités ont saisi le MacBook de Wilkins, ses téléphones cellulaires, d'autres appareils et des portefeuilles numériques. Selon la plainte, il a refusé de parler ou de répondre à des questions.