Contexte et revendication initiale

Flock a lancé sa gamme de caméras de sécurité en insistant sur le label « Made in USA ». Cette affirmation était présente sur le site commercial, dans les fiches produit et dans les communiqués de presse, où la société déclarait que l’ensemble du dispositif était conçu, fabriqué et assemblé aux États-Unis.

Analyse de la chaîne d'approvisionnement

Des enquêtes menées par des journalistes ont mis en évidence des incohérences entre la revendication et les données d’importation. Les dossiers douaniers montrent que les cartes électroniques (PCB) proviennent de fabricants basés en Chine, tandis que les boîtiers en aluminium sont estampillés comme provenant du Mexique. Le capteur d’image, composant clé du système, est identifié comme un modèle Sony produit en Asie. Aucun document officiel ne confirme une fabrication intégrale aux États-Unis.

Ces éléments indiquent que la chaîne d’approvisionnement de Flock repose sur plusieurs pays à forte intensité de production de composants électroniques. La logique économique derrière ce montage est la réduction des coûts de production et la disponibilité de pièces certifiées, mais elle fragmente la traçabilité du produit final.

Cadre réglementaire et risques

Le Federal Trade Commission (FTC) précise que le label « Made in USA » ne peut être utilisé que si « tous ou pratiquement tous » les composants sont fabriqués aux États-Unis. La présence de pièces chinoises et mexicaines contrevient donc à ce critère, exposant Flock à d’éventuelles sanctions administratives ou à des actions en justice de la part de consommateurs trompés.

Sur le plan commercial, la perte de confiance peut affecter les contrats avec les entreprises publiques ou privées qui imposent des exigences de provenance locale. De plus, les exigences de conformité aux normes FCC restent inchangées, mais la documentation d’origine des composants devient cruciale en cas de rappel ou de mise à jour logicielle.