Contexte et accords signés
En octobre 2026, Google a conclu un contrat d’achat d’électricité (PPA) de 20 ans avec Constellation Energy, principal opérateur nucléaire américain. L’accord vise à financer des améliorations d’efficacité sur six sites nucléaires situés en Illinois, Pennsylvanie et New Jersey, pour un investissement déclaré de plus de 4,3 milliards de dollars. Un second contrat, d’une durée de 15 ans et d’une capacité de 2 700 MW, assure des revenus stables à d’autres centrales exploitées par Constellation, quel que soit le combustible.
Détails techniques de la capacité nucléaire
Les projets prévoient la modernisation de 11 réacteurs répartis sur les six sites, avec l’objectif d’ajouter 890 MW de puissance nucléaire supplémentaire d’ici cinq ans. Cette capacité équivaut à la production d’un grand réacteur neuf ou de trois petits réacteurs modulaires, selon les estimations de Google et Constellation. Les installations sont toutes connectées au réseau PJM Interconnection, le plus grand réseau électrique des États‑Unis, couvrant 13 États et le District de Columbia.
Impacts sur le réseau PJM et la tarification
Le réseau PJM a récemment signalé des difficultés à satisfaire la demande croissante des centres de données alimentés par l’IA. Un organisme de surveillance a déposé une plainte auprès de la FERC, arguant que l’intégration de gros centres de données pouvait entraîner des coupures. En réponse, les autorités ont demandé un « appel d’offres d’urgence », qui a été reporté pour renforcer les protections contre une hausse des factures d’électricité pour les autres usagers. Dans le même temps, les tarifs d’électricité ont progressé de 54 % en cinq ans dans le New Jersey, région desservie par PJM.
Analyse environnementale et limites
Constellation indique que le nucléaire représente 70 % de sa capacité de production, les renouvelables 8 % et le gaz/ pétrole 22 %. Malgré l’ajout de capacité nucléaire, les rapports de durabilité de Google montrent une hausse de 18 % de ses émissions de carbone et de 37 % de sa consommation électrique sur l’année précédente, reflétant l’intensité énergétique des services d’IA. Ainsi, même si le PPA augmente la part nucléaire, la dépendance aux data centers continue de pousser la demande globale d’énergie, limitant les gains environnementaux immédiats.