Présentation du fonctionnement

Le Hypermass CLI se compose de deux commandes principales : hypermass subscribe <stream_id> pour enregistrer la configuration d’un flux, puis hypermass sync qui lance le processus de récupération continue. Une fois le sync lancé, le client ouvre une connexion persistante avec les serveurs Hypermass et télécharge chaque payload dès sa publication. Les fichiers sont déposés dans <home>/hypermass/subscriptions/<stream_id>, un répertoire dédié à chaque flux.

hypermass subscribe _254gGE43g
hypermass sync

Architecture et gestion locale

Chaque payload est enregistré sous son identifiant unique, ce qui garantit un ordre de lecture identique à celui du serveur. Le tri alphabétique du nom de fichier reproduit la séquence de publication, et le CLI met à jour le timestamp du fichier avec l’heure de publication. Cette double information (nom et horodatage) permet aux applications en aval de reconstruire la chronologie sans requête supplémentaire. Un répertoire caché .hypermass conserve deux métadonnées essentielles : l’identifiant du flux et le dernier payload reçu. La suppression du dossier .hypermass entraîne la perte du pointeur de lecture, obligeant le client à repartir du début du flux lors d’un redémarrage.

Intégration dans les pipelines de traitement

Le modèle « folder‑based » s’appuie sur le système de fichiers natif, ce qui le rend compatible avec n’importe quel langage ou environnement d’exécution. Les développeurs peuvent ainsi consommer les données via des scripts Python, R ou des jobs Spark sans adapter d’API spécifique. Le CLI propose également une fonctionnalité d’« upload » : tout fichier placé dans les répertoires définis sous publication‑sources est automatiquement publié vers Hypermass, créant ainsi un canal bidirectionnel. Cette approche favorise l’automatisation ; le processus sync peut être installé comme service système (systemd, Windows Service) pour garantir une disponibilité continue même après redémarrage du serveur.

Limites et considérations pratiques

Le mécanisme de mise à jour du last modified du fichier dépend du système d’exploitation ; l’ouverture du fichier peut altérer cet horodatage, rendant les timestamps moins fiables pour les audits de conformité. La documentation recommande l’option « folder‑with‑metadata », qui stocke les informations de temps dans un fichier auxiliaire, mais ne détaille pas le format exact. De plus, la fiabilité du flux repose sur la persistance du répertoire .hypermass ; toute suppression accidentelle entraîne une perte de l’état et nécessite une nouvelle souscription. Enfin, le modèle de synchronisation ne fournit pas de chiffrement natif des fichiers en transit ; la sécurité dépend donc du protocole sous‑jacent (TLS) implémenté par le serveur Hypermass, information non explicitée dans la documentation.