Résultats financiers du troisième trimestre

IBM a affiché un bénéfice ajusté de 2,95 $ par action, dépassant l’estimation de Wall Street de 2,86 $. Le chiffre d’affaires s’est élevé à 17,1 milliards de dollars, en hausse de 5 % d’une année sur l’autre et légèrement au‑dessus de l’objectif de 16,82 milliards. Le revenu net a progressé à 2,19 milliards contre 1,74 milliard l’an passé, tandis que la marge brute ajustée a atteint 58,5 % contre une prévision de 59,1 %.

Contribution de l’IA et du consulting

Le segment logiciel a généré 7,8 milliards de dollars, soit +8 % et au‑dessus des prévisions de 7,66 milliards. L’infrastructure a progressé de 4 % à 3,71 milliards, alors que le consulting est resté stable à 5,34 milliards. IBM indique que l’IA représente environ 30 % du chiffre d’affaires du consulting et 35 % du carnet de commandes global. Cette part croissante a entraîné une compression de la marge brute du consulting, qui est passée de 28,9 % à 27,4 % au cours du trimestre, soulignant la tension entre volume d’affaires et rentabilité.

Impact du mainframe z17 et évolution du cours

Le deuxième trimestre avait été marqué par une chute de plus de 25 % du cours de l’action, liée à la faiblesse des ventes du nouveau mainframe z17. Malgré la clôture de la majorité des contrats retardés au troisième trimestre, le titre reste à plus de 13 % en dessous de son niveau du 13 juillet. Le ralentissement du segment mainframe continue de peser sur la perception du marché, même si les revenus globaux ont repris.

Quantum : feuille de route et acquisition stratégique

IBM a confirmé la progression de son programme quantique, avec le projet IBM Quantum Starling prévu pour un lancement dans trois ans. Starling devrait offrir un facteur de calcul supérieur d’environ 20 000 fois aux machines quantiques actuelles, visant le seuil de « quantum advantage ». En parallèle, IBM a renforcé son expertise en acquérant la startup de conception de processeurs quantiques HRL Laboratories LLC, précédemment détenue par General Motors et Boeing, afin d’accélérer le développement de qubits plus fiables.