Contexte réglementaire et réponse officielle

Le ministère indien des Communications a déclaré que le cadre réglementaire pour les communications par satellite est « équitable et non discriminatoire ». Selon le communiqué, Starlink et les deux autres opérateurs satellites licenciés se trouvent au même stade d’évaluation, tous soumis à des contrôles de sécurité avant de pouvoir demander le spectre radio. Cette position contredit les affirmations d’Elon Musk, qui a évoqué un « chokehold » oligarchique sans fournir de preuves.

État d’avancement technique de Starlink en Inde

Après plus de cinq ans d’efforts, SpaceX a sécurisé des agréments clés et conclu des partenariats avec Reliance Jio et Bharti Airtel en 2023. L’entreprise a installé plus de vingt sites de passerelle au sol et déploie plusieurs centaines d’antennes dans le pays, adaptant son architecture aux exigences de souveraineté des données et de sécurité indiennes. Un responsable local, Prabhakar Jayakumar, ancien cadre de Payoneer, a été nommé à la tête des opérations indiennes en décembre, soulignant la volonté de créer une présence permanente.

Enjeux de spectre et de souveraineté

Le différend initial portait sur la méthode d’attribution du spectre satellite : Starlink préconisait une allocation administrative, tandis que Reliance Jio plaidait pour une mise aux enchères, ce qui aurait pu augmenter le coût d’accès. Le gouvernement a finalement adopté la procédure administrative, alignée sur la préférence de Starlink, mais a maintenu que les trois opérateurs subissent les mêmes évaluations de sécurité. Cette étape est cruciale, car l’obtention du spectre autorise les satellites à transmettre les signaux vers les terminaux au sol.

Perspectives de déploiement et concurrence locale

Malgré l’avancement, le lancement commercial reste indéfini. La même semaine, SpaceX a introduit Starlink Mobile au Bangladesh, démontrant la capacité du système à connecter des téléphones classiques aux satellites. En Inde, Jio collabore avec SES pour un service satellite, et Airtel soutient Eutelsat OneWeb, deux opérateurs déjà licenciés. Ainsi, le marché indien pourrait accueillir plusieurs constellations parallèles, chacune devant satisfaire les mêmes exigences de sécurité et de souveraineté des données.