Analyse du contenu exporté
L’archive fournie par Muse comprend 6,8 GB de données non compressées, soit environ 2,7 GB après compression zip. Le disque exporté reproduit la racine d’un environnement Ubuntu dédié à chaque session, contenant les fichiers système classiques, la documentation interne de Muse, le code d’intégration, des modèles d’applications, des journaux d’agents et, de façon notable, des clés SSH. Les répertoires principaux sont /home/hatch, /opt/hatch et /opt/hatch-image. Le répertoire /home/hatch regroupe plusieurs fichiers Markdown (SOUL.md, IDENTITY.md, USER.md, MEMORY.md, AGENTS.md, TOOLS.md) qui décrivent l’état persistant de l’agent, ainsi qu’un sous‑dossier agents/ contenant 113 traces JSONL de sous‑agents. Le dossier docs/ renferme une vingtaine de fichiers Markdown détaillant l’usage du navigateur, les connecteurs (WhatsApp, Tailscale, etc.), la gestion des paiements et des credentials, ainsi qu’une intégration expérimentale « Meta Home Link » basée sur un ESP32‑C5.
Architecture du runtime et des conteneurs
Le système s’appuie sur systemd‑nspawn pour lancer un conteneur isolé contenant la racine Linux. Le répertoire /opt/hatch/runtime‑cell comporte 18 scripts qui orchestrent la construction du root‑fs, le démarrage des hooks et des démons, ainsi que le montage du conteneur. Cette approche fournit un environnement reproductible tout en limitant les interactions avec l’hôte. Le binaire bwrap (bubblewrap) présent sous /opt/hatch-image/bin/codex‑resources/bwrap renforce l’isolation en offrant un espace de sandbox supplémentaire pour les outils exécutés à l’intérieur du conteneur.
Gestion des compétences et des mémoires
Les « skills » de Muse sont organisées sous /opt/hatch/skills, où l’on compte environ 68 répertoires. Chaque skill associe un fichier SKILL.md décrivant le scénario d’utilisation à un outil en ligne de commande ou à du code support. Les compétences couvrent des services Google Workspace, les applications sociales de Meta, Outlook, des services de voyage, de santé, des appareils domestiques et la génération multimédia. La persistance des connaissances s’appuie sur le répertoire ~/memory, structuré en bank (expériences et préférences) et dreams (revues nocturnes qui synthétisent les conversations récentes). Les modifications générées par les runs d’auto‑amélioration sont consignées dans workspace/self_improvement, tandis que les données effectives sont intégrées aux fichiers de mémoire.
Risques de sécurité et limites
L’export révèle que des clés SSH sont stockées dans le système de fichiers accessible via une simple requête chat. Bien que l’auteur n’ait pas confirmé leur validité, la présence de telles clés constitue une surface d’attaque potentielle, notamment si elles restent actives. Le message d’export mentionne également une prétendue « container escape », mais aucune démonstration n’a été fournie, laissant le risque non quantifié. Le fait que le runtime expose son code source, sa documentation et ses scripts de construction facilite l’analyse par des acteurs malveillants, qui pourraient identifier des vecteurs d’escalade ou de persistance. Enfin, l’absence de chiffrement des archives zip (selon le rapport) signifie que toute interception du transfert vers Google Drive exposerait l’intégralité du système, y compris les credentials et les logs d’agents.
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