Présentation

Le 9 octobre 2026, la NASA a mis à disposition du public près d’un téraoctet de données issues de la mission Artemis II, premier vol habité du programme Artemis. L’ensemble est hébergé sur le portail NASA Open Science Data et téléchargeable via HTTP et FTP. Cette mise à disposition suit la politique d’open‑data de la NASA, qui vise à rendre accessibles les informations de vol pour la communauté scientifique et les ingénieurs.

Contenu des données

Le volume comprend plusieurs catégories : télémétrie de vol (position, vitesse, attitude), enregistrements audio de la cabine, vidéos haute définition des caméras externes, données de santé du vaisseau Orion (température, pression, consommation d’énergie) et fichiers de configuration des systèmes embarqués. Les formats varient selon le type de donnée : les séries temporelles sont stockées en .csv ou .hdf5, les vidéos en .mp4 encodées H.264, et les enregistrements audio en .wav. Chaque fichier est accompagné d’un fichier de métadonnées .json décrivant le contexte de prise, les unités et les procédures de calibration.

Accès et utilisation

Les utilisateurs peuvent télécharger les archives complètes ou sélectionner des sous‑ensembles via l’interface web qui propose des filtres par type de capteur, intervalle temporel et phase de vol (lancement, translune, retour). La NASA fournit également un script Python (

import nasa_arthur as aa
files = aa.search(mission='ArtemisII', sensor='telemetry')
for f in files:
    aa.download(f)
) permettant d’automatiser la récupération et la conversion des données en formats analytiques. Le script utilise l’API REST du portail et gère la pagination des réponses.

Implications scientifiques et limites

La disponibilité de ces données ouvre la voie à des analyses indépendantes de la dynamique de vol, de la performance des systèmes de propulsion et de la santé des astronautes. Des chercheurs peuvent, par exemple, recalculer les trajectoires orbitales à l’aide des mesures de position et comparer les modèles de consommation d’énergie avec les prévisions de conception. Cependant, certaines limites subsistent : les données de communication radio brute restent classifiées, et les fichiers de calibration finale seront publiés après validation post‑mission, ce qui peut introduire des incertitudes dans les mesures brutes. De plus, la taille du jeu de données impose des exigences de stockage et de bande passante, obligeant les utilisateurs à recourir à des solutions de calcul distribuées ou à des services de cloud.