Preuve automatisée de la conjecture Unique Games

Le 7 octobre 2026, OpenAI a publié 372 résultats de recherche, dont une preuve de la Unique Games Conjecture (UGC) de Subhash Khot. La preuve est accompagnée d’un certificat Lean, ce qui signifie qu’elle a été vérifiée par le système de preuve assistée par ordinateur Lean. Aucun humain n’a encore validé le raisonnement, ce qui place la communauté dans une phase de vérification intensive. La UGC, si elle est vraie, implique que de nombreux problèmes d’optimisation restent NP‑difficiles même lorsqu’on ne cherche qu’une approximation légèrement meilleure que celle obtenue par les relaxations semi‑définies.

Le texte de la preuve introduit un « noise gadget » et un nouveau code de test de bruit, décrit comme « une construction récursive alien ». Ce code n’est ni le long code ni le short code habituel, mais une structure inédite qui permet de coder les contraintes de la conjecture tout en résistant aux attaques de bruit. L’auteur du blog indique que les revendications de complétude et de solidité du gadget ont été obtenues en combinant des affirmations dispersées dans le papier, ce qui montre la difficulté de suivre le raisonnement sans assistance IA.

Implications théoriques et dérivées

La confirmation de la UGC aurait un impact immédiat sur la classification de la difficulté d’approximation de problèmes comme Max‑Cut et d’autres CSP (Constraint Satisfaction Problems). Le texte mentionne que les auteurs ont fourni des preuves durs d’optimalité NP‑hard pour ces applications, contournant même la conjecture elle‑même. En outre, la preuve s’accompagne d’une série de résultats annexes : L = BPL (équivalence entre log‑espace probabiliste et déterministe), une multiplication d’entiers en temps O(n log 0.9999999999999 n), et une solution positive au Unitary Synthesis Problem, qui affirme l’existence d’un oracle classique permettant d’implémenter toute unité n‑qubit en temps polynomial quantique.

Séparations de complexité quantique et classique

Parmi les avancées, on trouve une séparation presque quart‑puissance entre la complexité de requête aléatoire et quantique pour les fonctions booléennes totales, réduisant l’écart exponentiel précédemment estimé entre 2 et 6 à une valeur proche de 4. Une séparation superquadratique entre sensibilité et sensibilité de bloc a également été démontrée, résolvant un problème ouvert depuis 1999. Enfin, la preuve que la parité n’appartient pas à QAC⁰ confirme une limitation fondamentale des circuits quantiques à profondeur constante.

Progrès algorithmiques et limites ouvertes

Le lot comprend une multiplication matricielle en O(n^{9/4}) temps, un exposant rationnel inédit comparé aux précédents O(n^{2.373}) basés sur l’algorithme de Strassen‑type. Un nouveau minorant Ω(n³) sur la complexité déterminantielle du permanent améliore la borne quadratique antérieure, renforçant la difficulté intrinsèque du calcul du permanent. Un algorithme aléatoire polynomial pour approximer le comptage des appariements parfaits dans les graphes généraux, ainsi qu’un algorithme quasi‑linéaire pour trouver un appariement maximum, élargissent les outils de la théorie des graphes. Enfin, l’incomputabilité de la résolution d’équations polynomiales sur ℚ a été établie, complétant la classification de Hilbert‑10 pour les rationnels. Malgré ces succès, les problèmes majeurs P≠NP, P=BPP ou NEXP⊄P/poly restent absents, rappelant que l’automatisation ne résout pas toutes les questions fondamentales.