Revenus d'OpenAI et réaction du marché

OpenAI a annoncé aux investisseurs que son chiffre d'affaires réel était inférieur de 18 milliards de dollars aux 68 milliards annoncés le mois précédent, soit environ 50 milliards de dollars. Cette révision a entraîné une chute immédiate des cours de Nvidia, CoreWeave, Oracle et Nebius le jeudi suivant. Le marché, qui mesure la performance à l’aune des attentes, a interprété cet écart comme un signe de volatilité dans les prévisions de revenus des acteurs de l’IA de pointe.

Nouveaux modèles d'IA et avancées techniques

Parallèlement à la révision financière, plusieurs acteurs ont dévoilé des modèles majeurs. Google Gemini se présente comme un assistant « one‑stop » capable d’exécuter des tâches autonomes, de générer du code et d’opérer sur web, mobile et desktop. OpenAI a publié de nouveaux services, dont GPT‑6 qui propose des réponses visuellement enrichies et interactives. Anthropic a lancé Claude Haiku 5.5, un petit modèle dont le prix de lecture du cache Sonnet 5.5 a été réduit de moitié, indiquant une optimisation des coûts d’inférence. Mistral a introduit Mistral Large 4, un modèle open‑source de 501 milliards de paramètres, accompagné d’une feuille de route détaillée. Ces sorties illustrent une diversification des architectures (transformers multimodaux, agents autonomes) et une compétition accrue sur le prix de l’inférence, ce qui pourrait compenser partiellement la pression sur les marges évoquée par la baisse de revenus.

Implications de la restriction H‑1B sur les entreprises technologiques

Le même jour, le gouvernement américain, sous l’impulsion du président Trump, a exclu Microsoft et d’autres entreprises du programme fédéral qui facilite l’obtention de cartes vertes H‑1B pour les employés étrangers. Cette mesure vise à limiter les abus présumés du système, mais elle crée un risque de pénurie de talents spécialisés, notamment dans les domaines de l’IA et du cloud où la demande de profils hautement qualifiés dépasse l’offre locale. Les entreprises concernées devront réévaluer leurs stratégies de recrutement, potentiellement en augmentant les salaires ou en investissant davantage dans la formation interne, ce qui pourrait impacter leurs coûts opérationnels à moyen terme.