Valorisation et opération de vente secondaire
Les investisseurs de Revolut ont finalisé une vente secondaire d’actions qui porte la valorisation de la fintech britannique à 115 milliards de dollars, soit une hausse de 53 % par rapport à l’opération précédente. La transaction a été menée par Glade Brook Capital Partners, Coatue, Durable Capital Partners, T. Rowe Price et Baillie Gifford, sans apport de nouveaux fonds et sans divulgation du volume d’actions cédées. Cette hausse de valorisation reflète la confiance du capital privé malgré l’absence de capitaux frais injectés.
Déploiement de la banque américaine et cadre réglementaire
Revolut a reçu une approbation conditionnelle de l’Office of the Comptroller of the Currency (OCC) pour créer une banque nationale aux États‑Unis, prévue pour le premier semestre 2027. L’autorisation reste soumise à une validation finale des régulateurs, ce qui implique le respect des exigences de capital, de liquidité et de conformité AML/KYC propres aux banques américaines. Le projet s’inscrit dans une stratégie d’expansion déjà visible avec des licences bancaires en Europe, au Royaume‑Uni, au Mexique, en Australie, en Nouvelle‑Zélande, ainsi que des autorisations en France, Colombie et Argentine.
Performance de la division Business et implications financières
La branche Business, lancée en 2017, représente aujourd’hui environ 20 % du bénéfice brut de Revolut. Elle traite plus de £36 milliards (≈ 48,6 milliards de dollars) de transactions chaque mois, dont plus de £1 milliard (≈ 1,35 milliard de dollars) aux États‑Unis. La division génère plus de £950 millions (≈ 1,28 milliard de dollars) de revenu annualisé et détient plus de £18 milliards (≈ 24,3 milliards de dollars) de dépôts clients. Ces chiffres s’ajoutent à la marge bénéficiaire globale de 38 % sur un chiffre d’affaires de $6 milliards en 2025, indiquant une rentabilité croissante malgré la forte intensité d’investissement.
Perspectives d’introduction en bourse
Le PDG Nik Storonsky envisage une introduction en bourse, potentiellement sous forme de double cotation à New York et Londres, avec une préférence pour un listing principal aux États‑Unis. Les analystes évoquent une valorisation cible d’environ $200 milliards, mais la réalisation dépendra des conditions de marché et pourrait être reportée à 2028 au plus tôt. La combinaison d’une valorisation déjà élevée, d’une expansion bancaire américaine et d’une division Business rentable constitue le socle de cette ambition.