Contexte du test

Le 15 septembre 2026, SpaceX a annoncé la quatorzième tentative de vol de son lanceur Starship. La fenêtre de lancement, de 75 minutes, s’ouvre à 7 h 15 (CT) le 22 septembre. Cette mission marque la première fois où l’étage supérieur du véhicule doit atteindre une orbite terrestre stable, après plusieurs essais suborbitaux et un vol partiel en juillet où l’étage a été récupéré dans l’océan Indien.

Objectifs techniques

L’objectif principal est de placer en orbite 26 satellites de troisième génération Starlink V3. Ces satellites constituent la première vague de la nouvelle constellation prévue pour atteindre 10 000 unités. La réussite de ce déploiement serait également la première génération de revenus directement liée à la capacité de mise en orbite de Starship, même si les revenus proviennent d’une autre division de SpaceX.

Modifications apportées

Suite aux difficultés rencontrées lors du vol 13, notamment la relance imparfaite du moteur du booster Super Heavy, SpaceX a introduit « plusieurs modifications » tant au niveau matériel que logiciel du booster. Les changements visent à corriger les anomalies de redémarrage observées après séparation de l’étage supérieur. Parallèlement, l’équipe a retravaillé le bouclier thermique de l’étage supérieur, s’appuyant sur les données récupérées du Starship récupéré en juillet. Aucun essai de capture du booster par la tour de lancement n’est prévu, Musk ayant indiqué que l’explosion potentielle d’un tel dispositif serait un revers inacceptable à ce stade.

Implications et limites

Atteindre l’orbite avec Starship représente un jalon crucial pour la stratégie de SpaceX, qui prévoit de remplacer les lanceurs Falcon 9 et Falcon Heavy par ce système entièrement réutilisable. La capacité de lancer plusieurs dizaines de satellites en une seule mission, combinée à une réutilisation rapide, est censée réduire les coûts de mise en orbite et libérer des ressources d’ingénierie. Cependant, la réussite dépend de la fiabilité du booster Super Heavy, qui a montré des signes de faiblesse lors du vol précédent. De plus, la mise en orbite de 26 satellites ne teste pas encore la pleine capacité de charge utile prévue pour les futures missions commerciales, ce qui laisse une incertitude quant à la capacité de Starship à supporter des charges plus lourdes ou des missions interplanétaires.