présentation
La transition énergétique en Afrique est compliquée par la présence de « Systèmes énergétiques zombies » (ZES), qui sont des systèmes énergétiques obsolètes, inefficaces et nuisibles à l'environnement. Ces ZES persistent malgré leur obsolescence et entravent la transition énergétique du continent.
contexte technique
La population de l'Afrique subsaharienne devrait doubler d'ici 2050, ce qui augmentera la demande d'énergie et les émissions de carbone. Il est estimé que 600 millions de personnes en Afrique n'ont pas accès à l'électricité et que deux tiers de la population mondiale vivant dans l'extrême pauvreté résident en Afrique subsaharienne. La transition énergétique en Afrique doit donc prendre en compte ces défis et viser à la fois la décarbonisation et le développement social et économique.
fonctionnement des zes
Les ZES incluent des centrales électriques au charbon et au gaz naturel vieillissantes, des barrages hydroélectriques obsolètes, des générateurs diesel et des systèmes de transmission et de distribution mal entretenus. Ils sont également présents du côté de la demande, avec des appareils électroménagers inefficaces, des chaudières obsolètes et des véhicules anciens. Ces systèmes sont souvent caractérisés par leur faible efficacité et leurs coûts de maintenance élevés.
implications et limites
Les efforts de développement international se concentrent principalement sur le passage des combustibles fossiles aux sources d'énergie bas carbone et zéro carbone. Les ZES, souvent liés à des projets de combustibles fossiles obsolètes, ne sont pas alignés sur ces objectifs. Il est donc important de prendre en compte la réhabilitation et l'investissement dans ces systèmes pour assurer une transition énergétique réussie en Afrique. Cela nécessite une approche holistique, incluant la décommissionning des actifs obsolètes, la modernisation des réseaux, la promotion de l'efficacité énergétique et l'amélioration de l'environnement réglementaire.