Contexte des ventes

Au quatrième trimestre 2026, Apple a déclaré un chiffre d’affaires iPhone de 57,58 milliards de dollars, soit une hausse de 17 % par rapport à l’exercice précédent. Cette progression intervient alors que la gamme présentée en septembre ne comportait que les modèles iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max, sans version « standard ». Le nouveau téléphone pliable, l’iPhone Duo, a été lancé en même temps, mais ses pré‑ventes ne sont pas incluses dans le rapport financier.

Le même trimestre a vu le revenu total d’Apple grimper à 114,5 milliards de dollars (+12 % YoY). Le segment Mac a progressé de 24 % pour atteindre 10,79 milliards de dollars, les services ont généré 31,57 milliards de dollars, tandis que les ventes d’iPad ont reculé de 10 % pour s’établir à 6,23 milliards de dollars.

Mécanismes de la hausse

Apple a augmenté les prix de ses modèles antérieurs simultanément au lancement des iPhone 18 Pro. Cette stratégie tarifaire a compensé partiellement la hausse des coûts de mémoire, que le PDG John Ternus a qualifiée de « plus élevée que lors du trimestre de juin ». Selon l’entreprise, l’impact de ces coûts a été atténué par la détention d’inventaire et par une réduction des dépenses sur les composants non‑mémoire.

Le poids des ventes Pro‑only a également joué un rôle. Les modèles Pro et Pro Max, positionnés à des marges plus élevées, ont bénéficié d’une demande soutenue, ce qui a permis d’augmenter le revenu moyen par unité vendue. L’absence de modèle standard a donc été compensée par une combinaison de prix plus élevés et d’une orientation vers le segment premium.

Analyse des limites et perspectives

Le succès actuel ne tient pas compte des ventes de l’iPhone Duo, dont la disponibilité reste « limitée » et dont les livraisons sont prévues jusqu’en 2027. Si la demande pour le pliable s’avère forte, les chiffres futurs pourraient modifier la dynamique observée. Par ailleurs, la dépendance accrue aux modèles haut de gamme expose Apple à une sensibilité aux variations de pouvoir d’achat des consommateurs.

Les pressions sur la chaîne d’approvisionnement, notamment les contraintes de capacité et la volatilité des prix des puces mémoire, restent des facteurs de risque. Une hausse continue des coûts pourrait forcer Apple à réviser sa politique de prix ou à absorber davantage de marges, ce qui affecterait la rentabilité des futures générations.

Enfin, les récentes introductions dans le domaine du smart‑home (affichage, sonnettes vidéo, caméras, serrures) et le MacBook Pro à écran tactile indiquent une diversification du portefeuille produit. Ces initiatives pourraient soutenir la croissance globale, mais elles ne compensent pas directement la dépendance d’Apple aux ventes d’iPhone pour maintenir son niveau de revenu record.