Contexte et objectifs

Microsoft a annoncé un programme de rachat volontaire touchant environ 60 000 employés répartis aux États‑Unis, au Canada, en Inde et au Royaume‑Uni. Les salariés concernés affichent un score de 70 ou moins sur l’échelle interne d’expérience, ce qui inclut des vice‑présidents, donc des cadres très senior. L’initiative intervient alors que l’entreprise affiche une croissance de 18 % du chiffre d’affaires au dernier trimestre, atteignant 90,01 milliards de dollars, et un bénéfice ajusté de 4,74 $ par action, dépassant les prévisions de plus de 12 %.

Mécanique du programme de rachat

Les employés ont jusqu’au début du mois de décembre pour accepter l’offre, avec un départ prévu plus tard le même mois. Le calcul de l’indemnité repose sur le score d’expérience : les salariés notés 64 ou moins reçoivent une semaine de salaire pour chaque semestre d’ancienneté, tandis que ceux notés entre 65 et 67 obtiennent deux semaines. En sus, Microsoft propose une période de vestage d’actions de six à douze mois, une couverture santé prolongée pendant une durée limitée et un accompagnement à la reconversion. Amy Coleman, directrice des ressources humaines, a souligné que ce dispositif est inédit pour l’entreprise et qu’il servira de test pour de futures pratiques.

Implications financières et opérationnelles

Le programme s’inscrit dans une stratégie de libération de capitaux pour financer les investissements IA et cloud. Au même moment, Microsoft a ouvert 31 nouveaux centres de données, soit plus de la moitié du parc existant au début de l’année, et prévoit de clôturer 2026 avec 175 millions de dollars de dépenses d’investissement, en baisse par rapport aux 190 milliards annoncés en avril. La réduction de personnel, notamment dans la division Xbox qui a déjà licencié 1 600 employés en juin, devrait réduire les coûts opérationnels tout en maintenant la capacité d’innovation.

Perspectives sur l’infrastructure IA

Parallèlement aux suppressions, Microsoft a présenté le processeur d’inférence Maia 300, qui promet 40 % de tokens supplémentaires par mégawatt comparé aux cartes graphiques concurrentes. Cette amélioration d’efficacité énergétique vise à diminuer le coût énergétique des charges de travail IA dans les data centers. La société envisage de faire de la série Maia la source principale de capacité d’inférence, ce qui pourrait compenser partiellement les économies réalisées grâce aux réductions de personnel.