Contexte réglementaire actuel
Aux États-Unis, les phares sont régis par la norme FMVSS 108, partie du Federal Motor Vehicle Safety Standards (FMVSS). Cette norme impose uniquement des feux « haut‑et‑bas », sans prise en charge des technologies adaptatives. Le texte indique que le processus de modification de ces règles a historiquement été long et laborieux, ce qui explique le retard des éclairages automobiles américains par rapport à l’Europe ou au Japon.
En 2013, suite à une pétition de Toyota, le NHTSA a lancé une première procédure de révision, mais il a fallu cinq ans avant la publication d’une règle préliminaire. La version finale de 2022 a introduit les premiers critères pour les active beam matrix LED, mais les véhicules vendus aux États‑Unis restent limités comparés à leurs homologues européens.
Évolution technologique des systèmes d’éclairage
Depuis le début des années 2010, l’éclairage automobile a intégré les lasers puis les LED à pixels adressables. Ces systèmes peuvent moduler le faisceau en temps réel pour éviter d’éblouir les conducteurs venant en sens inverse. L’article cite explicitement les LED à matrice active déjà commercialisées sur les SUV Audi aux États‑Unis, bien que leur fonctionnalité soit restreinte par la norme actuelle.
Les technologies émergentes comprennent également les capteurs de lumière ambiante et les feux automatiques à haut‑et‑bas (auto‑high‑beam). Leur intégration nécessite des tests d’optique et de visée plus précis que ceux prévus par la version 2022 du FMVSS 108, qui se base encore sur des critères de « glare » jugés subjectifs par le NHTSA.
Objectifs et mécanismes de la nouvelle règle
Le gouvernement actuel a annoncé le lancement d’un « negotiated rulemaking » pour réviser le FMVSS 108. Selon le porte‑parole du NHTSA, Jonathan Morrison, les objectifs sont de réduire l’éblouissement, d’harmoniser les exigences américaines avec les standards européens, et d’autoriser les technologies LED, capteurs d’éclairage et sources remplaçables. Le texte précise que la démarche collaborative implique experts et parties prenantes afin d’ajuster les procédures de test des lentilles, d’améliorer l’alignement des phares et de garantir que les nouvelles solutions ne génèrent pas de glare excessif.
Parmi les changements attendus, la norme devra définir des critères quantitatifs pour la luminance maximale admissible, les angles de diffusion et les temps de réaction des systèmes adaptatifs. Le processus de négociation, prévu pour 2026, devrait donc permettre aux constructeurs d’intégrer des phare à faisceau dynamique sans devoir recourir à des exemptions ponctuelles.