Contexte de la feuille de route

Microsoft a annoncé en 2022 un retour à un cycle de sortie triennal pour ses systèmes d’exploitation. Le premier grand jalon devait arriver en 2024, ce qui a alimenté les rumeurs autour d’un Windows 12. Au lieu de créer un nouveau nom, la firme a choisi d’étendre Windows 11 avec une mise à jour majeure prévue pour 2027. Les versions intermédiaires 24H2, 25H2 et 26H2 ont servi d’actifs d’activation, c’est‑à‑dire de paquets qui activent progressivement des fonctionnalités déjà présentes dans les mises à jour cumulatives mensuelles.

Mise à jour majeure prévue 27H2

Les sources indiquent que la version 27H2 de Windows 11 sera une « full OS swap », c’est‑à‑dire un remplacement ou une mise à niveau substantielle des composants du système. Cette approche contraste avec les deux précédentes (25H2, 26H2) qui ne faisaient qu’activer des fonctions existantes. En raison de l’ampleur du changement, Microsoft prévoit de lancer les tests Insider bien avant la fenêtre habituelle de juin, afin de disposer d’un cycle de validation plus long. Le même processus inclut le renouvellement du fond d’écran par défaut, présenté lors de la conférence Ignite, avec plusieurs variantes destinées aux versions Pro, gaming, productivité et créateur.

Optimisations de mémoire et performances

Le dernier correctif de Windows 11 augmente la capacité de la RAM à retenir les données actives de 2 Go supplémentaires, réduisant ainsi le recours au fichier d’échange. Cette amélioration cible les PC équipés de 8 Go de RAM, où le paging vers le disque ralentit le retour aux applications. Pavan Davuluri, responsable de Windows, a expliqué que la nouvelle gestion de la mémoire diminue le nombre de rechargements d’applications ou d’onglets. Des tests menés par Windows Central confirment une réduction du paging et une amélioration perceptible lors du multitâche, notamment dans les suites Office (Word, PowerPoint, Excel, Outlook).

Impact sur la perception du produit

Malgré les gains techniques, la communauté reste sceptique. Les critiques soulignent que les améliorations incrémentales ne résolvent pas les problèmes de perception liés à Windows 11, notamment les accusations de publicités intrusives et la réputation de « bloat ». Microsoft mise sur une stratégie de long terme : renforcer la stabilité et la performance plutôt que de lancer un nouveau nom de version. Le choix de ne pas annoncer Windows 12 maintenant reflète cette orientation, tout en laissant la porte ouverte à une éventuelle re‑branding après 2027 si les indicateurs de satisfaction s’améliorent.